Blanche Laurens avait inscrit dans son testament le diocèse de Gap comme seul légataire. Une décision pas vraiment du goût de sa famille et notamment de sa nièce, qui a déposé plainte pour «abus de faiblesse, faux, escroquerie et vols». On vous explique.
Un héritage qui fait des envieux. Plus de dix ans après que l’association diocésaine de Gap a reçu un legs de plus de 17 millions d’euros de la part d’une nonagénaire, le testament de cette dernière daté de juin 2012 est contesté par sa nièce. C’est à elle qu’était destiné initialement le patrimoine immobilier de Blanche Laurens. Mais c’est bien le diocèse de Gap qui s’est vu attribuer cette énorme somme d’argent, selon Libération. Un legs de 150 000 euros était d’abord prévu pour l’entretien du caveau familial situé à Ristolas, dans les Hautes-Alpes. Mais le testament fait finalement de l’association diocésaine la légataire universelle.
«C’est impossible que ce legs ait été fait par ma tante pour les associations diocésaines de Gap et d’Embrun», s’insurge auprès de BFM DICI Isabelle Laurens, la nièce de la défunte. «Ma tante n’a jamais de sa vie émis le souhait de léguer son patrimoine à un quelconque diocèse», ajoute celle qui a déposé plainte pour «abus de faiblesse, faux, escroquerie et vols» en 2024. «Les médecins de l’époque, déjà deux ans avant et à deux reprises, ont diagnostiqué que Madame Laurens était en situation de démence préfrontale», rappelle Maître Christophe Ayela, l’avocat d’Isabelle. Ce dernier est sur la même longueur d’onde et est certain que Blanche Laurens ne pouvait dicter la rédaction d’un tel testament.
